Une fin un peu précipitée…
05/11/2008Une fin un peu précipitée…
Tout d’abord, afin de rassurer notre public assidu (merci encore à tous pour vos commentaires ), le dos de Nico va beaucoup mieux, merci !
Nos tentatives d’accès à Internet en wifi (sans fil) n’étant pas très réussies aussi bien au camping qu’à la médiathèque, nous nous sommes tournés vers les cartes téléphoniques Oz Call afin de téléphoner vers la France à bas prix avec quelques déboires au début. On tenait à avoir rapidement des nouvelles de la petite Léa, née le 13 septembre, le même jour que son oncle. On t’embrasse bien fort, ainsi que tes parents !
La vie en camping implique de nombreuses rencontres parfois déroutantes (une femme aux traits masculins et barbue croisée à 3h du matin aux toilettes m’avait fichue une trouille bleue !) et une promiscuité quelquefois pénible (un groupe d’anglo-saxons hippie qui a fait la fête 3 nuits consécutives, des Allemands peu respectueux de l’environnement, un voisin mécontent d’entendre la fermeture éclair de notre tente à 3h du matin lorsqu’on partait travailler…).
Niveau loisirs, nous avons visité le musée des Sciences et joué au casino, la chance étant parfois avec nous… La ville de Brisbane proposait des cours de salsa et de tai chi gratuits et de nombreux festivals multiculturels auxquels nous avons assisté. J’ai pris une sacrée raclée au tennis face à mon adversaire de choc, no comment… On a voulu se faire une toile et profiter des tarifs réduits (seulement 6.50$ l’entrée, soit environ 4€ !) ; on pensait qu’avec un casting sympa (Brad Pitt, George Clooney…), le scénario suivrait… et bien non ! Mauvaise critique unanime pour le film « Burn after Reading » actuellement sur les écrans pour info .
Concernant les visites dans le coin, nous avons adoré le petit quartier de Milton aux allures de Montmartre avec une Tour Eiffel miniature !! Comme nous travaillions ensemble, nous avions de nouveau des congés en commun et sommes allés à Caloundra (où le moniteur de surf n’est jamais venu grrr), Glass House Mountains et Noosa, un St Tropez local avec beaucoup de charme.
Notre volonté de faire un maximum d’heures de travail (environ 50h par semaine chacun) ne nous a pas empêchés non plus de profiter de concerts de jazz le vendredi et de quelques verres de vin avec mes anciennes collègues de Poppy’s, Elodie, Amy et Anne. Au camping, nous avons fait la connaissance de Maggie, une Américaine d’environ 50 ans venue s’installer en Oz, avec qui nous avons beaucoup débattu politique et engagement associatif. Nous avons revu Marion et Natacha, nos colocs de Cairns toujours aussi pêchues. Nous avons passé une de nos dernières soirées sur un touche mexicaine avec Luis et Elodie que nous retrouverons à Sydney dans quelques semaines. Great !! Élodie vient à son tour de quitter la boulangerie Poppy’s pour se consacrer à Alphatykes, un organisme qui promeut l’apprentissage des langues étrangères chez les jeunes enfants. Je tire mon chapeau !
Pour Anne, le voyage se termine précipitamment car une vilaine bactérie attrapée en Inde la contraint à une diète sévère pendant les 3 prochains mois et elle rentre en France. Un pot de départ était de rigueur pour la soutenir. Courage, ce n’est que partie remise ! Avant de partir, elle m’a remis un carnet de soins gratuit que j’ai eu grand plaisir à utiliser (merci encore !) : épilation des sourcils, mèches et spray autobronzant (mauvaise surprise : toutes mes fringues sont devenues marron et les pores de ma peau noires. Note pour plus tard : à ne pas réessayer !!)
Côté pro, moi qui rêvais de cuisiner à nouveau (ça fait partie des inconvénients du camping), en intégrant Merlo Kitchen, j’ai été servie! 5kg d’oignons à émincer par-ci, 10kg de patates douces (un des ingrédients fétiches de cette entreprise) à découper par-là… Notre journée de travail commençait par la préparation des sandwichs de 4 à 6h du matin avant de passer à la coupe des légumes, la confection des muffins (j’ai la recette !), la préparation des fritattas (petites omelettes)… jusqu’à 11h minimum.
Nous trouvions ridicule d’être obligés de travailler en noir et n’étant pas parmi les plus doués de la cuisine propre, il nous fallait souvent laver nos tabliers et uniformes. L’ambiance était assez sympa avec des managers encourageants et formateurs et la volonté de faire progresser la boîte. Malheureusement :
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Certains membres de l’équipe avaient beaucoup de mal à se lever aussi tôt si bien que leur productivité et leur enthousiasme n’étaient pas à leur top (on se bouge !!!!!)
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Plusieurs erreurs (des muffins brûlés, des pains non livrés, un manager peu efficace…) ont conduit à de sacrées pertes pour l’entreprise
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Au point que lundi 03/11, le directeur est venu à la société. L’après-midi même, nous apprenions que tous les « casuals » (personnes intérimaires comme nous) étaient licenciés du jour au lendemain.
Nous avons été un peu sonnés sur le coup car cela signifiait qu’on se retrouvait sans revenu principal. Cependant, nous devions quitter Merlo à la fin de la semaine, ce qui était donc un moindre mal. Nous avons finalementdonc décidé de quitter Brisbane quelques jours plus tôt. Il nous fallait auparavant effectuer un check-up du van (vidange etc), obtenir le remboursement de la part du camping et annoncer notre départ précipité au Dell’Ugo (resto italien Vivi) et au Ship Inn (resto Nico). Nous passons également par Cash Converters –pour ne pas le nommer- afin de vendre quelques objets donc on ne se sert jamais et élaguer un peu notre bardas.
Notre départ de Brisbane s’effectue donc mercredi 5 sous la pluie car la saison humide a débuté (pas terrible pour démonter un campement ) après un dernier verre avec les collègues.
Allez hop, on y va, en route pour l’aventure !

Commentaires
alex le 28/11/2008 à 09:19:25Merci de nous passer un tit mot pour Léa ;)!!
Je n'aurai pas aimer croiser cette "femme" aux WC...je crois qu'avec ça je n'aurai soudain plus envie de me lever seule la nuit!mdr...
Gros bisous a vous!